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région ile de france - Page 63

  • MURS ANTI BRUIT FERROVIAIRE DE VANVES : LA REGION LANCE LES DERNIERES ETUDES AVANT TRAVAUX

    La Commission Permanente du Conseil Régional d’Ile de France a voté hier matin, un crédit de 139 390,50 €  pour poursuivre et  engager les études de niveau « projet » des protections phoniques (murs anti bruit, y compris leur insertion paysagére, et protection de façades) le long des voies SNCF Paris Montparnasse tant du côté Vanves que Malakoff. Ces études interviennent préalablement  aux travaux dans le cadre du programme régional de résorption des points du bruit ferroviaire, qui doivent se monter à 557 562 € sur les communes de Vanves et Malakoff. Cette décision intervient alors que le maire laissait entendre, lors de la réunion publique de lundi soir à Marceau, que l’Etat se désengageait du financement de cette opération dont la répartition était la suivante : 139 390,50 chacun (25%) pour l’Etat, la Région, RFF, 115 025 € (20,63%) pour la CA (Communauté d’Agglomération) GPSO et 24 365 € (4,7%) pour la CA Sud Seine(Malakoff, Clamart, Fontenay).

    Au vu des dernières études d’AVP (Avant Projet) réalisées en 2012 et achevées en 2013, après des études acoustiques préalables réalisées en 2002 et 2003,  il  s’agit de réaliser des études de projet de résorption des nuisances sonores puisqu’un certain nombre de nuisances sonores ont été identifiées ler long des voies sur ces deux communes, dû à l’évolution du matériel roulant et à l’augmentation du nombre de trains en soirée et en matinée : Elles  ont montré des dépassements des seuils PNB de 73 dB(A) de jour et 68 dB(A) la nuit.  « Ces études « projet » qui devraient durer un an ont pour objectif de déterminer la méthode de construction des écrans, en fonction des résultats de reconnaissance sols ainsi que d’autres données d’entrées définies dans l’étude AVP » selon RFF (Réseau Ferré de France)

    « Les traitements envisagés dans ce cadre (murs anti-bruit, protections et isolations  de façades…) permettront de diminuer les niveaux de bruit en deça des seuils réglementaires de nuisances sonores pour les riverains de ces voies ». L’AVP avait prévu depuis la gare de Vanves-Malakoff jusqu’à Clamart, 10 écrans anti-bruit ayant une longueur totale de 1,2 km complétés environ par 480 ouvertures à protéger sur les deux communes. Les travaux sont prévus pour 2016-17 avec une contrainte importante sur la réalisation, à cause de la forte proximité des voies ferrées et de l’implantation des écrans. L’insertion paysagére a été intégrée dés la phase AVP et l’ensemble du projet fera l’objet d’une concertation auprès des riverains sûrement en 2015.     

    Ainsi cette opération lancée en 2002 pourrait se concrétiser 15 ans après son démarrage,  la ville n’étant nullement en cause, puisqu’elle résulte d’une mauvaise volonté de RFF qui a considéré jusqu’en 2013, date de sa relance, que Vanves n’était pas un secteur  prioritaire. Elle faisait partie des engagements de l'équipe municipale élue puisqu'elle l'a inscrite dans le programme de cette nouvelle mandature qui a débutée en Mars dernier.

  • VANVES PRESENT A FUTUR SEINE GRACE A SCULPTEO, SPECIALISTE DU « MAKE » ACCESSIBLE A TOUS

    Sculptéo, entreprise vanvéenne très en pointe sur l’impression 3D, participe à la 5éme édition de « Futur en Seine 2014 » qui a ouvert ses portes hier (et jusqu’au 15 Juin) dans différents lieux de la capitale, et notamment le CNAM et la Gaieté Lyrique (dans le 3éme arrondissement de Paris)  avec le village des Innovations. Elle s’y trouve avec d’autres acteurs présents sur le territoire de GPSO qui est très impliqué dans cette manifestation grace à  Seine Ouest Digital (SO Digital): Furet Company, Utban Expé, QOOQ, la plateforme de services d’hyperproximité Smart City+, Withings, Sculpteo, Armadillo, Immersion…. et le Cube qui met en avant plusieurs start-up locales qui font des démonstrations (Shop in Street, Carpe Diese, Virdual. Holomake…).  

    Le théme de la 5éme édition de « Futur en Seine »  est le « Made With », ou le faire ensemble et son principe d’interaction entre les différents pôles de la création numérique. « Le terme a été conservé en anglais pour réintroduire Paris et le Festival dans le monde de l’innovation à l’échelle internationale » a explique Jean-Louis Fréchin, commissaire général de Futur en Seine. Plus de 160 projets sont exposés au Village des Innovations. Plusieurs prototypes sont présentés dont le « Lunii » - fabrique à histoire pour les 4/8 ans qui choisissent le récit original en fonction de plusieurs options (univers, héros..) grâce à une base de données d’aventures écrites par des auteurs jeunesse -  porté par le Cube d’Issy les Moulineaux.

    GPSO décline le thème principal de cette édition – le Made With –  en quatre sous-catégories : Made With Gamers qui explore l’univers du jeu vidéo, pour les plus expérimentés comme les plus novices, quelque soit leur âge ; Made With Art qui  permet à chacun –grâce aux outils numériques – d’exprimer sa créativité ; Made With Data qui aborde pour les professionnels les questions liées à l’ouverture des données en ligne et leurs conséquences ; Made With You place enfin au centre des ateliers les notions d’interactivité, d’échange et de partage, qui sont constitutives des nouvelles technologies. Au Centre commercial les 3 Moulins, les passionnés de football pourront jouer au jeu « FIFA Coupe du Monde Brésil 2014 » sur Xbox One et Xbox 360 les 13 et 14 Juin. 

    Le  poids du numérique ne cesse de croître en Région Île-de-France qui compte 960 000 salariés dans la filière numérique, 160 000 emplois dans la filière « Technologie et applications digitales » (image, jeu vidéo, etc.), 90% des prestataires techniques du cinéma et de l’audiovisuel français, 140 000 chercheurs et techniciens (soit près de 8% des emplois de Recherche et Développement en Europe), 70 écoles et universités formant chaque année plus de 20 000 étudiants de haut niveau, …

    La Région Île-de-France consacre chaque année 60 M€ au développement du numérique (sur un budget annuel de 203 M€ consacrés au développement économique) afin d’équiper le territoire francilien en fibre optique, aider les entreprises innovantes avec le soutien aux pôles de compétitivité et aux filières, avec des dispositifs comme PM’UP ou le FRICES, ainsi que l’aide à la transition numérique avec la plateforme PRE, la promotion de nouvelles pratiques comme le co-working – l’espace prévu à Vanves à l’emplacement de Trouvaille aurait du plomb dans l’aile - et l’émergence des tiers-lieux, la lutte contre l’exclusion numérique, et l’animation de la vie numérique régionale avec des événements comme Futur en Seine, l’Open Week ou l’Open World Forum. Elle a ainsi rassemblé dans l’espace Ile de France du Village des Innovations des entreprises ayant réalisées des prototypes financés par le Conseil Régional : 17  au total dont Sculptéo qui représente la promesse du « Make » accessible à tous. 

  • VANVES ET LE GRAND PARIS EXPRESS : PREMIER COUP DE PIOCHE A LA PORTE DE CLICHY DANS UN CLIMAT D’INCERTITUDES SUR LE FINANCEMENT

    Il s’en passe des choses sur cette ligne 13 qui dessert Vanves, notamment pour la désaturer. Même si la partie sud est moins concernée que le Nord, elle n’en subit pas moins les contrecoups des incidents qui peuvent subvenir et l’inconfort de rames archi-pleines aux heures de pointes. Il n’est pas rare que toutes places assises soient prises lorsque les rames arrivent à la station Plateau de Vanves-Malakoff le matin entre 8h et 9H. La plupart de nos élus concernés se sont retrouvés hier à la station Porte de Clichy autour du PDG de la RATP, des responsables de la Société du Grand Paris, du STIF (Syndicat des Transports), des présidents de la Région, des Conseils Généraux du 92 et du 93, de la maire de Paris et des communes concernés (Paris, Clichy, Saint Denis, Saint Ouen,)…pour le lancement du prolongement de la ligne 14 à la mairie de Saint Ouen qui préfigure cette grande ligne Nord-Sud du Grand Paris Express devant relier Saint Ouen à Pleyel  au Nord et Olympiades à Orly au sud, et alléger la ligne 13 en diminuant de 20% sa fréquentation (70 000 voyageurs/jours). Tous les médias se font l’écho depuis hier matin de ce premier coup de pioche du premier chantier du Grand Paris Express sur cette ligne Nord-Sud qui en sera l’épine dorsale

    Ce lancement d’un grand chantier intervient à un moment délicat, presque un an après la signature d’un protocole encadrant le financement des transports franciliens  entre la Région Ile de France qui  précisait les engagements budgétaires de l'Etat (un milliard d'euros sur les six prévus pour le « Plan de mobilisation »), et prévoyait « l'identification de 150 M€ par an de nouvelles ressources régionales », pour permettre à la région de payer sa part. Mais voilà, presqu’un an après,   « l'Etat n'a pas encore confirmé ses engagements financiers », et aucune taxe n'a été créée pour augmenter les ressources de la région, alors même que la hausse de la TVA intervenue au 1er janvier 2014 les ampute de 100 M€ par an.  Il y a urgence, car cette situation pourrait mettre en péril plusieurs opérations, et notamment le prolongement du RER E à l'Ouest (jusqu’à Mantes La Jolie) et de la ligne 11 du métro (des Lilas vers Rosny-sous-Bois). « Au-delà de l'urgence sur ces deux projets spécifiques, ce sont toutes les opérations du plan de mobilisation pour les transports du quotidien qui ont été écrites au conditionnel dans l'annexe transport du budget 2014 du Conseil régional, et qui sont donc susceptibles d'être menacées », s'alarmait la semaine dernière le STIF (syndicat des Transports Ile de France)  dans son voeu. « Il existe un risque que RFF et la SNCF démantèlent leur équipe projet pour le prolongement d'EOLE à l'ouest sans clarification rapide de la part de l'Etat au sujet de la convention de financement, représentant 3,3 milliards d'euros » prévient-il.

    6 sénateurs socialistes franciliens (Catherine Tasca,  Philippe Kaltenbach, Luc Carvounas, Vincent Eblé, Claude Dilain et Gilbert Roger) ont écrit au Premier Ministre la semaine dernière, afin qu’il leur garantisse que le financement du Grand Paris des transports sera bien bouclé. « La suspension de l’écotaxe, la hausse de la TVA dans les transports ou encore la baisse des dotations allouées aux collectivités sont autant d’éléments qui pourraient laisser à penser que le bouclage du financement du Grand Paris des transports sera plus difficile que prévu à réaliser. Or, à l’instar du logement, les attentes des habitants de notre région en matière de transports collectifs sont aussi grandes que pressantes » indiquent ils en ajoutant : «  Nous savons que le Premier Ministre aura à cœur de tenir les engagements pris par son prédécesseur le 6 mars 2013 lors de la présentation du Grand Paris des transports. Aussi, nous l’avons saisi afin qu’il nous garantisse que les financements nécessaires à la concrétisation de l’ensemble des projets visant à développer et à moderniser l’offre de transports collectifs en Ile de France seront bien mobilisé. » 

    Lors de ce lancement, les élus n’ont pas moins exprimé leurs inquiétudes : « Compte tenu des engagements, de la tâche qui nous attend, je souhaite rappeler qu’il ne put y avoir ni de délai, ni de rabais à ce projet »  a déclaré Stephane Trousel, président du conseil général 93. « Je ne vois pas pourquoi les accords passés avec Jean Marc Ayrault n’aboutiraient pas. C’est parti et personne ne pourra arrêter le Grand Paris Express » a ajouté Jean Paul Huchon, qui n’en pas moins,  été rassuré par un long entretien qu’il a eu le week-end de l’Ascension avec le premier Ministre. Il a défendu le protocole Ayrault signé en Juillet 2013 devant Manuel Valls qui  aurait convenu que c’est le point clé du développement des transports dans la Région Capitale et qu’il faudrait s’en tenir à ce qui a été décidé. Occasion de lever les inquiétudes émises par des élus et des acteurs économiques franciliens sur l’engagement à terme du gouvernement sur GPE et le plan de modernisation des transports, tant sur le plan financier que sur le plan du calendrier des chantiers, après la mobilisation des entreprises du BTP. Mais c’est sans compter sur la résistance de Bercy.  Le gouvernement serait prêt à autoriser la SGP à faire des emprunts pour réaliser en même temps les deux prolongements de la ligne 14 au nord (jusqu’à Pleyel) et au Sud (jusqu’à Orly), alors que jusqu’à présent ses chantiers étaient prévus en deux temps. Ce qui laisse extrêmement dubitatif André Santini, président du Conseil de Surveillance de la SGP : « Après nous avoir interdit de lancer des emprunts, il nous autoriserait à le faire ! ».